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MOB / TRAUMATHERAPIE

Je suis certifiée hypnocoach par la National Guild of Hypnotists (USA), auprès de Lee Pascoe, depuis 2012, et formée aux mouvements oculaires bilatéraux, inspirés de l’EMDR, afin d’accompagner les personnes souffrant de traumatismes, de blocages émotionnels ou de croyances limitantes.

Cette approche est aujourd’hui l’un des outils que j’utilise le plus fréquemment, tant les résultats peuvent être rapides et profonds lorsqu’un traumatisme ou un événement difficile continue d’influencer le présent.

QU’EST-CE QUE LES MOUVEMENTS OCULAIRES BILATERAUX ?

Les mouvements oculaires bilatéraux sont aujourd’hui utilisés dans de nombreuses approches thérapeutiques, notamment l’EMDR, la PNL, l’EFT, la kinésiologie ou encore certaines formes d’hypnothérapie.

Le principe est simple : grâce à une stimulation alternée des deux côtés du corps (principalement par les mouvements des yeux, mais aussi parfois par des stimulations auditives ou tactiles), le cerveau est invité à reprendre un travail naturel de traitement de l’information qui est parfois resté inachevé à la suite d’un événement traumatique.

Cette approche est particulièrement indiquée lorsque certaines expériences du passé continuent de provoquer, parfois des années plus tard, des réactions émotionnelles importantes ou des comportements qui semblent nous échapper.

QU’EST-CE QUE L’EMDR?

L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est une méthode de psychothérapie développée aux États-Unis entre 1987 et 1991 par la psychologue Francine Shapiro.

Cette approche est née d’un constat simple : parler d’un traumatisme ne suffit pas toujours à le dépasser.

Comme le résume Wikipédia :

 « La thérapie EMDR repose sur un constat : le simple fait de parler d’un traumatisme ne serait pas suffisant. Une personne traumatisée ne souhaiterait d’ailleurs pas évoquer le cœur de la scène traumatique dans la crainte d’être sur-traumatisée. L’EMDR créerait donc un protocole sécurisant pour accompagner la personne dans son rappel du noyau traumatique. Ce rappel ne solliciterait pas seulement le registre verbal mais tous les registres représentatifs : perceptions, cognitions, émotions, sensations corporelles. »

Au fil des années, l’EMDR a fait l’objet de nombreuses études scientifiques démontrant son efficacité, notamment dans le traitement du stress post-traumatique.

Depuis 2006, cette approche bénéficie d’une reconnaissance internationale et est recommandée, entre autres, par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans la prise en charge des psychotraumatismes.

La technique que j’utilise n’est pas l’EMDR, mais une approche de mouvements oculaires bilatéraux inspirée de cette méthode, que j’intègre à ma pratique depuis plus de dix ans lorsqu’elle est adaptée à la problématique de la personne.

Des études scientifiques (notamment une expertise collective de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, février 2004) ont confirmé à multiples reprises le haut niveau d’efficacité et de durabilité des résultats de l’EMDR en trauma-thérapie.

Depuis 2006, l’efficacité de l’EMDR dans le traitement du stress post-traumatique (PTSD : Post Traumatic Stress Disorder) a reçu une reconnaissance internationale. Cette technique avait été développée à l’origine et testée sur les vétérans traumatisés par la guerre du Vietnam.

Depuis, le champ d’application de cette technique ne cesse de grandir.

COMMENT FONCTIONNENT LES MOUVEMENTS OCULAIRES ?

En dissociant émotion et souvenir.

Les mouvements oculaires influencent les connexions neuronales du cerveau.

A travers une stimulation bilatérale, les deux hémisphères du cerveau s’activent et se synchronisent avec le traumatisme.

Par les mouvements oculaires, on accède à une partie du cerveau dans laquelle sont cristallisés les traumatismes, peurs ou émotions négatives et on leur permet d’être débloqués et évacués. Cela permet d’aller soigner la mémoire traumatique

(Plus d’informations sur la mémoire traumatique, les psychotraumatismes et leurs mécanismes sur le cerveau ici:  http://www.memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/origine-et-mecanismes.html

Par ce biais-là, on peut à la fois nettoyer les émotions / pensées / souvenirs  négatifs et ancrer des émotions ou pensées positives, comme on le fait en hypnothérapie. Ces thérapies sont d’ailleurs complémentaires.

Pourquoi un traumatisme continue-t-il à nous affecter des années plus tard ?

« Chaque événement douloureux laisse une marque dans le cerveau. Celui-ci effectue alors un travail de “digestion” permettant aux émotions qui accompagnent le souvenir de se désactiver. A moins que le traumatisme ait été trop fort ou ait frappé à une période où nous étions vulnérables. Dans ce cas, les images, les pensées, les sons et les émotions liés à l’événement sont stockés dans le cerveau, prêts à se réactiver au moindre rappel du traumatisme. Dans l’EMDR, le mouvement oculaire “débloque” l’information traumatique et réactive le système naturel de guérison du cerveau pour qu’il complète son travail. »

( David Servan-Schreiber, psychiatre qui a introduit la méthode dans l’Hexagone, et qui préside l’association EMDR-France.)

Lorsqu’un événement difficile survient, notre cerveau est normalement capable de le traiter, de l’intégrer et de le classer parmi nos souvenirs.

Avec le temps, nous nous souvenons de ce qui s’est passé, mais la charge émotionnelle diminue progressivement. Nous pouvons parler de cet événement sans avoir l’impression de le revivre.

En revanche, lorsqu’un événement est vécu comme particulièrement intense ou lorsque nous sommes dans une période de grande vulnérabilité, ce mécanisme naturel peut être interrompu.

Le cerveau reste alors en état d’alerte.

L’amygdale, véritable « détecteur de danger » du cerveau, continue à réagir comme si la menace était toujours présente. L’hippocampe, chargé de replacer les souvenirs dans leur contexte et dans le temps, peine parfois à classer correctement l’événement. Quant au cortex préfrontal, qui nous aide à prendre du recul et à réguler nos émotions, son fonctionnement peut être temporairement perturbé.

Le souvenir reste alors associé à une forte charge émotionnelle.

C’est pourquoi un simple détail peut parfois suffire à réactiver tout le système d’alerte, comme si le traumatisme était en train de se reproduire.

Ces déclencheurs peuvent être très variés :

  • une odeur,
  • un parfum,
  • une musique,
  • un prénom,
  • une voix,
  • un regard,
  • un lieu,
  • une date,
  • une sensation corporelle,
  • une couleur,
  • ou toute situation rappelant, parfois inconsciemment, l’événement initial.

Certaines personnes présentent alors des symptômes caractéristiques de la mémoire traumatique, tels que :

Reviviscences

  • cauchemars,
  • rêves très réalistes,
  • flashbacks,
  • souvenirs envahissants,
  • impression de revivre la scène.

Hypervigilance

  • sensation d’être constamment sur ses gardes,
  • sursauts au moindre bruit,
  • difficultés à se détendre,
  • irritabilité,
  • troubles de la concentration.

Évitement

  • éviter certains lieux,
  • certaines personnes,
  • certaines activités,
  • ou même certaines émotions liées au traumatisme.

Réactions émotionnelles

  • crises d’angoisse,
  • anxiété importante,
  • colère,
  • tristesse,
  • culpabilité,
  • honte,
  • sensation de ne plus être soi-même.

Ces réactions ne sont ni un manque de volonté, ni une faiblesse.

Elles traduisent simplement le fait que le cerveau n’a pas encore pu terminer son travail naturel de traitement de l’information.

Les mouvements oculaires bilatéraux ont justement pour objectif de favoriser ce processus.

Grâce à une stimulation alternée des deux hémisphères, le cerveau est invité à retraiter progressivement la mémoire traumatique. Le souvenir reste présent, mais il cesse peu à peu de déclencher la même intensité émotionnelle.

L’événement fait alors partie de notre histoire, sans continuer à diriger notre présent.

Traumatisme ne signifie pas forcément catastrophe.

Lorsque l’on parle de traumatisme, beaucoup de personnes pensent immédiatement à un accident grave, une guerre ou une catastrophe naturelle.

Pourtant, un traumatisme est avant tout la manière dont un événement a été vécu et enregistré par notre cerveau, et non la gravité objective de l’événement.

Un même événement pourra être profondément traumatisant pour une personne et beaucoup moins pour une autre, selon son âge, son histoire, son état émotionnel, les ressources dont elle disposait à ce moment-là ou encore le soutien qu’elle a reçu.

Un traumatisme peut bien sûr être lié à :

  • un accident,
  • une agression,
  • des violences physiques ou sexuelles,
  • une catastrophe naturelle,
  • un attentat,
  • une intervention chirurgicale,
  • un deuil brutal.

Mais il peut également prendre des formes beaucoup plus discrètes :

  • une enfance marquée par des critiques ou des humiliations répétées,
  • du harcèlement scolaire ou professionnel,
  • un rejet,
  • un abandon,
  • une séparation difficile,
  • une trahison,
  • un burn-out,
  • une maladie,
  • une fausse couche,
  • des violences psychologiques,
  • une éducation dans laquelle on ne s’est jamais senti en sécurité,
  • ou toute situation qui a laissé l’impression de ne plus avoir de contrôle.

Il arrive même que certaines personnes n’identifient aucun événement précis.

Elles ressentent simplement que certaines situations déclenchent chez elles des réactions qu’elles ne comprennent pas : une peur disproportionnée, une angoisse soudaine, un blocage, un évitement ou une émotion qui semble « plus forte qu’elle ».

Cela ne signifie pas qu’elles sont faibles.

Cela signifie simplement qu’une partie de leur cerveau continue à protéger une blessure qui n’a pas encore été complètement intégrée.

C’est précisément dans ce type de situation que les mouvements oculaires bilatéraux peuvent constituer un accompagnement particulièrement précieux.

« Pourtant, je n’ai rien vécu de grave… »

C’est probablement la phrase que j’entends le plus souvent en consultation.

Beaucoup de personnes minimisent leur histoire.

Elles se comparent à d’autres qui ont vécu la guerre, un attentat, des violences physiques ou sexuelles, et concluent que leur souffrance n’est « pas légitime ».

Pourtant, notre cerveau ne compare pas les traumatismes.

Il réagit à ce que nous avons vécu.

Un événement devient potentiellement traumatique lorsqu’il dépasse, à un moment donné, notre capacité à y faire face.

C’est pourquoi une même situation pourra être vécue de manière très différente selon les personnes.

Notre âge, notre histoire, notre sensibilité, notre état émotionnel, notre entourage ou encore le sentiment d’avoir été seul face à l’événement jouent un rôle essentiel.

Un traumatisme peut bien sûr être lié à :

  • un accident,
  • une agression,
  • des violences physiques ou sexuelles,
  • une catastrophe naturelle,
  • une intervention chirurgicale,
  • un deuil brutal,
  • un attentat.

Mais il peut également être beaucoup plus discret et pourtant laisser une empreinte profonde :

  • avoir grandi dans un climat de critiques, de rejet ou d’humiliation,
  • avoir subi du harcèlement scolaire ou professionnel,
  • avoir vécu une séparation douloureuse,
  • avoir été victime de manipulation ou d’emprise,
  • avoir grandi auprès d’un parent imprévisible, violent ou émotionnellement absent,
  • avoir traversé un burn-out,
  • une maladie,
  • une fausse couche,
  • une annonce médicale difficile,
  • des violences psychologiques,
  • ou simplement avoir dû, très tôt, apprendre à survivre plutôt qu’à vivre.

Parfois, il n’existe même pas un grand traumatisme.

Il s’agit plutôt d’une accumulation de petites blessures, de renoncements, de peurs ou d’expériences répétées qui, au fil du temps, ont fini par façonner notre manière de nous protéger.

Certaines personnes ne gardent que très peu de souvenirs de ces périodes.

D’autres savent parfaitement ce qu’elles ont vécu mais ne comprennent pas pourquoi leur corps continue de réagir des années plus tard.

Et c’est souvent là que naît la souffrance.

Vous savez que c’est terminé.

Votre raison le sait.

Mais votre système nerveux, lui, continue à réagir comme si le danger était toujours présent.

L’objectif des mouvements oculaires bilatéraux n’est pas d’effacer votre histoire.

Il est d’aider votre cerveau à terminer un travail qu’il n’a pas pu achever au moment des événements, afin que le passé cesse progressivement d’envahir le présent.

Demander de l’aide ne signifie pas que vous êtes faible. Cela signifie simplement que votre cerveau et votre corps ont parfois besoin d’être accompagnés pour retrouver leur équilibre naturel.

Quand consulter?

Traumatismes et chocs émotionnels

  • Stress post-traumatique (ESPT / PTSD)
  • Accidents
  • Agressions
  • Violences physiques ou psychologiques
  • Abus sexuels
  • Catastrophes naturelles
  • Interventions chirurgicales
  • Brûlures
  • Deuils difficiles
  • Chocs émotionnels
  • Perte d’un être cher

Changements de vie

  • Burn-out
  • Divorce
  • Séparation
  • Longue maladie
  • Accouchement
  • Retraite
  • Changement professionnel
  • Vieillissement

Émotions et blocages

  • Stress
  • Anxiété
  • Angoisses
  • Phobies
  • TOC
  • Panique
  • Culpabilité
  • Croyances limitantes
  • Difficultés relationnelles
  • Dépendances

Performances et développement personnel

  • Préparation mentale
  • Sport
  • Arts
  • Monde professionnel
  • Prise de parole
  • Performances
  • Confiance en soi

Chaque personne est unique. Cette liste n’est donc pas exhaustive. Si vous vous demandez si les mouvements oculaires bilatéraux peuvent être adaptés à votre situation, n’hésitez pas à me contacter afin que nous en parlions ensemble.

Informations pratiques

Une séance dure entre 1h30 environ.

En présentiel (66) uniquement.

Tarif : 120€ – 1H30

Il faut en général entre 1 et 5 séances pour apaiser un traumatisme.